Gros plan sur le beurre de karité
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L’art ancestral de la fabrication du beurre de karité
Pour obtenir un beurre de karité de la meilleure qualité, les femmes doivent passer par de nombreuses étapes. Tout d’abord le choix des noix de karité permet de trier les amandes ayant le meilleur contenu en matières grasses. Les noix brutes sont rapidement bouillies pour enrayer le processus de germination naturel qui entraînerait la dégradation des amandes. Par la suite, les noix sont libérées de leurs coques et les amandes sont séchées au soleil. Ceci permet de diminuer le plus possible la teneur en eau des amandes. Par la suite, une rapide torréfaction complète ce processus de déshydratation. Ceci termine la phase de traitement initial des amandes.
Une fois séchés et refroidies, les amandes de karité sont concassées et broyées à l’aide de concasseurs et de moulins afin de les réduire en une pâte de couleur chocolat. Dans de nombreux villages toutefois, on utilise encore les pilons traditionnels pour écraser les amandes de karité, ce qui nécessite un effort physique important pour les femmes.
La pâte de karité est ensuite introduite dans une presse spéciale pour en extraire la partie grasse qui se présente alors sous la forme d’une huile visqueuse de couleur dorée. Cette huile alors tiède est finalement filtrée pour en retirer les dernières impuretés, puis conditionnée en fûts, en sachets hermétiques ou en pots. C’est en refroidissant que le beurre de karité acquiert sa texture définitive légèrement granuleuse et sa couleur jaune pâle.
Il est intéressant de noter que l’opération de pressage génère un résidu organique sous forme de tourteau qui sera récupéré par les femmes comme combustible végétal et source de potasse pour la fabrication artisanale de savons.
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L’or vert des femmes du Sahel
Le beurre de karité sert traditionnellement d’onguent pour les soins de la peau et des cheveux, mais aussi comme matière grasse pour l’alimentation. Ce beurre exceptionnel, utilisé au quotidien, c’est la fierté des femmes, le résultat de leur labeur et une source importante de revenus qui conduit à leur émancipation. C’est la raison pour laquelle on désigne souvent le beurre de karité comme “l’or vert des femmes”. Si les femmes sont les seuls maîtres dans la production du beurre de karité, elles ont également l’exclusivité de son commerce et leur prédominance va même jusqu’à interdire aux hommes de toucher aux arbres à karité, ce qui serait source de malheur selon certaines traditions.
De ce fait, le beurre de karité est à la source d’une solidarité exceptionnelle des femmes du Sahel qui ont su s’organiser en coopératives d’entraide et de production. Unies et déterminées à améliorer leurs conditions de vie, les femmes de ces coopératives luttent pour transmettre leur savoir, faire la promotion de leurs produits et prendre leur place dans l’économie locale.
Le beurre de karité KARIDERM est précisément le produit d’un mouvement coopératif féminin solidement implanté au Burkina Faso que nous sommes fiers d’épauler depuis plusieurs années.
> En savoir plus sur notre engagement solidaire.




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