Production
Pour obtenir un beurre de karité de la meilleure qualité, les femmes doivent passer par de nombreuses étapes. Tout d’abord les noix brutes sont rapidement bouillies pour enrayer le processus de germination naturel qui entraînerait la dégradation des amandes. Ensuite, les noix sont libérées de leurs coques et les amandes sont séchées au soleil. Ceci permet de diminuer le plus possible la teneur en eau des amandes. Par après, une rapide torréfaction complète ce processus de déshydratation, ce qui met fin au traitement initial des amandes.
Une fois bien séchées, les amandes de karité sont broyées à l’aide de concasseurs et de moulins afin de les réduire en une pâte de couleur chocolat. Dans de nombreux villages toutefois, on utilise encore les pilons traditionnels pour écraser les amandes de karité, ce qui nécessite un effort physique important de la part des femmes.
La pâte de karité est ensuite introduite dans une presse spéciale pour en extraire la partie grasse qui se présente alors sous la forme d’une huile visqueuse de couleur dorée. Cette huile alors tiède est finalement filtrée pour en retirer les dernières impuretés, puis conditionnée en fûts, en sachets hermétiques ou en pots. C’est en refroidissant que le beurre de karité acquiert sa texture définitive légèrement granuleuse et sa couleur jaune pâle.
Il est intéressant de noter que l’opération de pressage génère un résidu organique sous forme de tourteau qui sera récupéré par les femmes comme combustible végétal et source de potasse pour la fabrication artisanale de savons.




